Communiqué de presse

PLFSS et PLF 2027 : Encore 5 milliards d’euros soustraits aux familles… sans répondre à leurs difficultés

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Sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, l’Unaf a déjà rencontré Stéphanie Rist, Ministre en charge des Familles, commencé ses auditions auprès des parlementaires et à prendre position au sein des différentes caisses de la sécurité sociale. A chaque occasion, l’Unaf dénonce plus de 5 milliards d’euros qui, par différents procédés, vont être soustraits aux familles, dans un contexte de « crise historique du pouvoir d’achat des familles » 1 et d’un effondrement de la natalité qui remet en cause notre sécurité sociale fondée sur la solidarité entre les générations.

Un train de mesures qui dégradent encore le niveau de vie des familles

Mis à part le PTZ Parentalité qui constitue une bonne nouvelle à moindre frais, ce sont plus de 2,2 milliards d’euros qui pourraient être soustraits aux familles en 2027 rien que sur la politique familiale avec :

Un appauvrissement systématique des moyens de la politique familiale

Dans un double mouvement, ce PLFSS appauvrit la branche Famille en lui faisant porter un nouveau transfert de 2,8 milliards d’euros des dépenses des branches maladie et retraites et en réaffectant à partir de l’an prochain, une partie de ses recettes vers la branche maladie. > Il est injuste que les familles soient privées des moyens de la branche famille arrachés au prix de coupes systématiques dans les prestations familiales depuis des années.

Au moment où notre pays aurait besoin d’un sursaut en faveur de la natalité, de l’enfance, de la jeunesse, ce PLFSS prévoit de nouvelles coupes au détriment des familles sans aucune réponse à leurs difficultés. L’Unaf alerte : toutes les mesures qui aggravent la situation économique des familles auront un coût social et un coût démographique qui risque de creuser encore davantage le déficit budgétaire.

1 Selon l’IFE

2 Des retraitées dont l’activité professionnelle leur fait bénéficier d’une retraite de base supérieure à 1 000 €, des conjointes dont le niveau de vie de leur couple va chuter et des veuves dont la pension de réversion se verra réduite.